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Fool me once, shame on you; fool me twice, shame on me (Eleanor & Ezechiel)

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MessageSujet: Fool me once, shame on you; fool me twice, shame on me (Eleanor & Ezechiel) Mer 25 Avr - 12:01


Enflure… Putain d’enflure… La nuit aurait presque pu être douce. Comme l’autre anorexique paumée l’avait dit, le gardien le plus redouté était passé à la journée pour quelques temps. Et de jour, impossible d’échapper à la vigilance du reste du personnel. Mais ça n’avait pas empêché le chaos de se faufiler entre ces murs insalubres. Certains détenus changeaient de visage la nuit, portant le masque de la folie. Les surveillants eux-mêmes perdaient contrôle. Ezechiel y avait souvent pensé. Ceux là devenaient-ils violents parce qu’il devenait pour la nuit, la seule autorité en ce lieu ? Etait-ce le pouvoir qui les rendait si vils ? Ou bien la frustration d’être enfermés, au même titre que les malades dont ils devenaient les garde-fous ? Le fait est qu’il ne fallait pas dormir. Mieux valait se montrer vigilant et se tenir tranquille. Avec un peu de chance, les détenus les plus fous, ceux qui n’ont même plus conscience du danger et dont l’instinct de survie déraille, attireraient l’attention sur eux.
Ezechiel s’était tenu à l’écart, trouvant non loin un coin d’assise contre un mur, dans l’obscurité d’un couloir. S’il restait suffisamment silencieux, la plupart passait sans même le remarquer. Il ne devait pas être de ceux que l’on voit cette nuit. Il revenait de quelques jours d’isolement et son corps en portait encore les séquelles. Il était affaibli pour quelques jours.
La tête posée en arrière contre le mur, il pensait, gardant les yeux bien ouverts comme si un simple clignement de paupières pouvait représenter un danger trop grand pour lui. Un léger sourire habillait son visage froid tandis qu’il repensait à l’anorexique. Il avait remarqué quelque chose d’assez cocasse pour le distraire quelques temps. Un sourire. Un regard. Une trahison. Celle des sentiments, celle d’un attachement. Son sourire s’agrandit encore, à mesure qu’il s’en persuadait. Cette paumée avait trouvé un soutien, une épaule et peut-être plus. Elle avait passé quelques jours en isolement elle aussi et Ezechiel aurait juré que cela avait un rapport avec sa partie de jambes en l’air illicite. Se pourrait-il que l’infirmière en soit si jalouse qu’elle préférait la voir isolée et en péril, entre les mains des gardiens ? Quelle folie dans ce cas… Ne savait-elle pas que le viol était chose courante par là-bas ? N’avait-elle donc trouvé aucun autre moyen pour se venger de son adultère que de l’envoyer être forcée à un nouvel adultère ?

Son sourire s’évanouit lentement lorsqu’il entendit des cris s’élevé au bout du couloir. Il pouvait y distinguer deux silhouettes à la démarche mal assurée. La nuit ne tarderait pas à s’évanouir, vaincue par le jour. Il jeta un œil de l’autre côté du couloir. Pas de lumière de ce côté-ci. Il ne devait pas rester là. Il se redressa, s’appuyant sur le mur derrière lui et commença à s’enfoncer dans l’obscurité du couloir. Se retournant pour s’assurer qu’il distançait les deux autres, il s’aperçut qu’ils n’étaient plus dans la lumière. Il ne les entendait plus non plus. Il observa avec plus d’insistance, cherchant à distinguer ne serait-ce qu’un mouvement ou un bruit de pas. Néant. Il était de nouveau seul. Il tourna les talons pour s’enfoncer un peu plus dans l’obscurité et y trouver un endroit pour s’asseoir. Ses yeux de nouveau pervertis d’avoir trop fixé la lumière, mirent un certain temps à s’ajuster. Il ne vit rien de l’homme qui se tenait devant lui. Cependant, il put le sentir. Dans le fracas d’un coup bien placé mêlé à celui d’un cri de rage, Ezechiel sentit une lame, ou du moins ce qui y ressemblait, s’enfoncer dans l’abdomen. L’agresseur resta tout contre lui, un court instant, laissant l’arme en place et maintenant légèrement Ezechiel contre lui. Ce dernier posa ses mains autour de celle de son agresseur tenant l’arme puis déglutit, tête baissée. Une sensation de chaleur envahit son ventre et il serra la mâchoire tout en redressant la tête pour distinguer les traits de son agresseur. L’autre lâcha l’arme et s’écarta, croisant le chemin d’Ezechiel en le gratifiant d’un léger coup d’épaule.
Lui resta sur place, debout, sur ses jambes chancelantes, les mains resserrées autour du manche de l’arme qui lui meurtrissait l’abdomen. Il ferma les yeux, prit de vertiges. L’une de ses mains se posa contre le mur adjacent et il s’accompagna jusqu’au sol. Il s’assit de nouveau. Il n’aurait pas dû bouger plus tôt. C’était là la dure vérité. Il ne voyait pas sa plaie mais ça ne devait pas être beau à voir. Il hésita un instant quant à enlever le corps étranger. Peut-être était-elle si bien logée qu’il ferait mieux de ne pas l’ôter de lui-même. Mais le soleil commençait à percer et les lumières bientôt referaient surface pour accueillir le changement d’équipe. L’équipe de nuit quitterait les lieux pour faire place à celle de jour. Il ne resterait pas longtemps seul. Il serra la mâchoire et ôta l’arme d’un geste sec et assuré, laissant échapper un gémissement de douleur. Sa tête se posa presque violemment contre le mur tandis que ses mains exploraient la forme de l’arme. Artisanale bien évidemment. Il la garda dans l’une de ses mains tandis que l’autre appuyait sur sa plaie. Il resta ainsi quelques minutes. Une porte claqua et il entendit le bruit significatif des néons grésillant au plafond. Jour.
Il ouvrit les yeux, tant bien que mal et jeta un regard douloureux vers l’homme approchant dans le couloir. Un gardien. L’un des plus noble de surcroit. Il ne crèverait pas là, pas ce matin. Le gardien s’approcha et donna un coup de pieds dans l’arme avant de s’approcher d’Ezechiel. C’eut au moins le dont de lui soutirer un sourire. Le croyait-il encore dangereux, même dans cet état. L’homme appela du renfort dans son talkie et Ezechiel fut emmené à l’hôpital interne. On l’allongea sur un lit, commençant à l’attacher.

« Est-ce bien nécessaire ? » Fit le médecin, jetant un regard désapprobateur au gardien. A la plus grande surprise du détenu, le gardien ne termina pas d’ajuster les liens, si bien qu’un seul de ses bras fut fixé au lit. Le gardien quitta la pièce et le médecin s’approcha pour observer la plaie.
« C’est profond, mais ça n’a apparemment rien touché de vital, vous êtes un chanceux, quelques points et du repos suffiront. » Ezechiel redressa la tête de son oreiller pour fixer le médecin. Chanceux… Sérieusement ? Vous vous foutez de ma gueule… Sa tête retomba en arrière. Le doc s’écarta et confia le dossier à une infirmière qui venait de le rejoindre en lui donnant ses instructions. Des points et du repos pour quelques jours.
Ezechiel tourna la tête vers l’infirmière et un léger sourire en coin habilla son visage.
Il n’aurait pas pu mieux tomber…

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MessageSujet: Re: Fool me once, shame on you; fool me twice, shame on me (Eleanor & Ezechiel) Jeu 26 Avr - 2:51


La nuit aurait pu être simple, si seulement c’était aussi facile. Si seulement elle pouvait passe rune bonne nuit. Ce n’était pourtant pas le cas. Disons que dormir ici n’avait rien d’aisé et que ses pensées ne cessaient de se bousculer dans tous les sens. Depuis quelque temps, sa relation n’allait pas eu mieux. Le mélange entre les problèmes et sa maladie, faisait que ses nuits n’étaient pas particulièrement efficaces. Eleanor sortait de temps en temps, pour suivre ses traitements. Elle en manquait plusieurs, par manque de temps et surcharge de travail. La blonde était simplement en train de se laisser mourir, de se tuer à petit feu. Elle devait traiter cette maladie ou cela allait mal se terminer. Peu importe. Les yeux rivés sur le plafond de la chambre, elle avait dû dormir une heure à peine. Les sueurs et les cauchemars l’avaient pris de court. Impossible de trouver le repos. La fatigue commençait à prendre beaucoup plus de place et cette histoire d’infidélité était en train de la rendre folle. L’infirmière avait justement été quelque peu atroce avec Zippora, lui offrant un silence et un refus de parler alors qu’elle en avait surement plus que besoin. Cela avait été égoïste de sa part. Certes, mais elle n’avait pas besoin de ses reproches pour ressentir des remords. Elle le savait déjà. Fâcheux mélange entre remords et un peu de haine face à son comportement. Son corps se tournait dans tous les sens. Cherchant une position confortable pour trouver refuge dans les bras de Morphée. Des soupirs. Des sursauts. Des envies de se lever pour allez bosser. Elle détestait la nuit. C’est comme si le côté animal de tous sortait. L’instinct de survie. Le mal. L’horreur et cela ne venait pas simplement des détenus, mais aussi des gardiens ou de ceux qui travaillaient. Elle savait des choses. Il y avait pas mal de choses auxquelles elle aimerait s’opposer, mais elle se sentait impuissante. La jeune femme était mieux de se taire et se contenter d’agir dans l’ombre plutôt que de confronter et se retrouver hors du centre. Beaucoup de fois elle avait dû panser des blessures qui n’auraient même pas dû avoir lieu. Parfois, elle se demandait qu’est-ce qu’elle faisait ici. Est-ce qu’elle apportait réellement de l’aide à ceux qui en avaient besoin? Elle était en droit de se poser la question. Bruissement de draps. Elle se tournait encore. Elle ne faisait que cela depuis des heures, incapable de se calmer. Il commençait à être tôt et elle savait qu’elle allait devoir allez au poste. D’une certaine façon, elle préférait cela. Travailler donnait un certain répit à ses pensées. Eleanor attendait l’alarme. Le soleil. Ce qui allait lui dire qu’il était temps qu’elle se lève pour allez s’occuper des patients. Pour voir les atrocités qui avaient pu se produire pendant la nuit. Elle fermait les yeux, se concentrant sur le vide, tentant de calmer son esprit torturé de question. Tentant de calmer cette envie de courir jusqu’à la chambre de celle qu’elle aimait. Elle ne pouvait pas non plus laisser cela comme ça. La blonde ne voulait pas que l’infidèle pense qu’elle ne voulait plus d’elle. C’était faux. Elle était loin de vouloir l'écarter de sa vie. Elle ne savait simplement pas comment s'y prendre, comment réagir. La jalousie n'avait jamais réellement fait partie de sa vie et maintenant, elle tombait sur elle en train de baiser un home au hasard. Elle n'aurait jamais fait ça. Elle ne lui ferait pas ça. Elle ne voulait pas. Eleanor n'avait pas envie d'un autre et elle se demandait comment Zippora pouvait ressentir le besoin de voir ailleurs. Peu importe. Elle chassait cette idée.

Le temps s’écoulait à une vitesse trop lente. L’attente de l’heure où elle allait devoir se lever était longue, souffrante, atroce. Le soleil commençait à pointer le bout de son nez et elle se décidait à se lever, prenant soin d’éteindre l’alarme. Une douche froide, question de se remettre les idées en placent et elle enfilait son uniforme. Elle faisait beaucoup de choses. Elle avait un horaire chargé. Étant infirmière et intervenante, elle devait jongler entre ces deux postes. Cela dépendait des jours et des besoins. Elle nouait sa longue chevelure blonde en queue de cheval et s’aventurait pour se diriger vers l’aile gauche, question de se rendre à l’hôpital interne et voir s’il avait besoin d’elle. Pas question qu'elle reste à se morfondre. Un peu plus tôt que l'heure où elle devait rentrer, mais qu'importe. Elle se dirigeait pour parler à quelqu'un. S'informer. Par chance, justement, elle pouvait être utile à quelque chose. L’idée de s’occuper l’esprit lui faisait un bien fou. Elle se dirigeait donc vers une des salles pour entrer et se diriger vers le médecin qui allait lui fournir les instructions nécessaires. Ses yeux se posaient sur le dossier. Silencieuse, elle observait. Rien de bien grave. Un coup de chance. Elle se demandait qui avait bien pu lui donner un coup de couteau. Elle détestait que quelqu’un puisse mourir de la sorte dans ce centre. Elle était comme ça. Trop bonne? Elle n’avait pas l’esprit assez mal tourné pour faire partie de ce monde. Peut-être que cela allait finir par changer. Le docteur quittait la salle et elle se désinfectait les mains avant de se diriger vers le patient et sortir ce dont elle avait besoin. Elle n’aimait pas être rassurante. Elle n’était pas ce genre de personne. En aucun cas, la jeune femme n’allait parler pour dire quelque chose d’inutile. Surtout quand elle travaillait. Se lier d’amitié avec les détenus n’était simplement pas conseiller. Elle s’approchait de la table, peu inquiète sur le fait qu’il soit détaché d'une main. Peut-être trop naïve parfois. Son regard se dans le sien alors qu’un sourire en coin ornait le visage de l’homme. « -Je suis Eleanor. Je vais m’occuper de toi. Si jamais tu ressens le moindre inconfort alors que je m’occupe de te blessure, dis-le moi. Cela ne devrait pas prendre beaucoup de temps.» Elle était douce. Elle était comme ça. C’est tout ce qu’elle allait dire? Surement. Pourquoi s’étendre sur des banalités. Elle n’allait certainement pas lui demander comment il se portait. Il avait eu un coup de couteau dans le ventre. Elle commençait pas s’assurer que la plaie n’allait pas s’infecter et prendre la seringue pour engourdir la région dans laquelle elle allait travailler. C’était une question d’un quart d’heure et elle pourrait passer à autre chose. Silencieuse, elle se mettait au travail.

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MessageSujet: Re: Fool me once, shame on you; fool me twice, shame on me (Eleanor & Ezechiel) Jeu 26 Avr - 18:50

Il était là sur un lit d’hôpital, l’abdomen perforé ça lui faisait un mal de chien, même lui aurait pu l’avouer. Nulle ne recevait une lame artisanale dans le ventre sans en ressentir la parfaite pénétration du début à la fin. C’était la raison pour laquelle il avait préféré l’ôter de son corps au plus vite, dans une plaie encore chaude, encore engourdie. Autant souffrir un bon coup, une bonne fois pour toute, pour que la plaie puisse se reposer sans avoir à être traumatisée de nouveau à froid. Malgré tout, il avait mal. Ca ne l’avait pas empêché de se redresser légèrement pour mieux se positionner, dans le but de mieux voir le visage de celle à qui il avait pensé durant toute la nuit. Ce faisant, il avait à peine frémit de douleur, son regard bien trop occupé à détailler l’image de celle qu’il n’avait encore jamais vu de si près. Il avait pourtant fini à l’hôpital plus d’une fois, jamais pour des blessures bien graves mais souvent, et jamais elle n’avait était celle qui devait le réparer. Cette nuit encore, elle était une inconnue, il ne savait d’elle qu’une silhouette au loin, observant Zippora d’un regard qu’il jugeait trop tendre pour être celui d’une simple infirmière, même trop tendre pour de simples amies. Il s’était posé sur son coude pour soulager sa souffrance et fixait la jeune infirmière jusqu’à la déraison. Convoitise.
Elle faisait son job, rien de plus. Il n’était qu’à moitié sanglé, complètement cinglé, et elle faisait son job sans même prendre conscience du danger qu’il pouvait représenter, sans même prendre garde. Il observa ses gestes puis accrocha son regard, un léger sourire en coin sur les lèvres tandis qu’enfin elle le regardait à son tour. Peu importe qu’elle ne le fasse que pour s’adresser à lui, il regarderait pour deux. Elle était belle. Rien de bien surprenant dans le fait que la gamine s’y soit attachée. Du moins, assez pour finir en isolement à la moindre infidélité. Il ne pouvait l’affirmer avec certitude mais il aurait pu en donner sa main à couper. L’infirmière n’avait pas aimé trouver l’autre blonde dans les bras d’un type. D’autant plus que le dit type se trouvait exactement en elle, la pénétrant avec un membre qu’elle n’aurait jamais, lui offrant un plaisir qu’elle ne lui donnerait peut-être jamais.

Elle prit la parole et il cligna lentement des paupières, souriant toujours légèrement. Elle prit la parole et il l’écouta vaguement, fasciné plus par le mouvement de ses lèvres.

« J’y manquerais pas… Eleanor… Un prénom qui vient du Grec… Compassion. En avez-vous ? » Répondit-il simplement tout en se rallongeant doucement. Il leva son bras libre et le passa derrière sa tête sur l’oreiller. Où était passée la compassion de l’infirmière lorsqu’elle avait dénoncé sa protégée ? En avait-elle manqué ou bien était-ce la compassion envers sa propre personne qui avait pris le dessus ? La compassion s’était elle transformée en désir de vengeance ? Zippora était revenu en plutôt sale état et elle aurait pu subir plus encore. A en croire la manière dont elle avait résisté à la violence d’Ezechiel sur sa main, elle était plus robuste qu’elle en avait l’air. La dénoncer n’était-ce pas offrir le petit corps fragile de l’anorexique aux plaisirs pervertis des gardiens ? N’auraient-ils pas pu la violer ? L’infirmière ne s’en serait-elle pas sentie d’autant plus coupable ? Alors la compassion serait-elle revenue en lieu et place de la vengeance ? Juste retour des choses aurait-elle pu pensé. Tu m’as blessé et je te blesse en retour. Echange de bons procédés.

Il fixa la petite blonde, préférant se détendre pendant qu’elle nettoyait la plaie. Il grimaça légèrement par moment, lorsque la douleur lancinante se faisait plus incisive. Elle était douce et appliquée. Il avait connu des infirmières qui, les traitant comme les fous qu’ils étaient, ne prenaient pas le soin d’être délicates. Il appréciait. Elle ne méritait pas qu’il lui fasse peur ou pire qu’il l’agresse. Elle piqua la zone autour de son abdomen et bientôt il ne sentit plus la présence de sa blessure. Anesthésie.
« Elle vous passe le bonjour… L’anorexique. Elle vous pardonne aussi... » Lâcha-t-il froidement avant de ponctuer sa phrase d’un sourire plus large.

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MessageSujet: Re: Fool me once, shame on you; fool me twice, shame on me (Eleanor & Ezechiel) Jeu 26 Avr - 21:16


En temps normal, Eleanor avait une bonne éthique de travail. Elle n’aurait pas du dépasser cette étape avec la jeune blonde, mais elle n’avait pu faire autrement. Les attachements avec les patients n’étaient pas dans ses habitudes, mais on ne peut pas toujours fuir ou éviter les sentiments. Avec elle, ça n’avait pas été facile et ce ne l’était pas encore. Peu importe. Depuis quelque temps, la situation était simplement en train de prendre de l’ampleur et l’intervenante avait besoin de pense à autre chose. S’occuper l’esprit. De s’occuper de ceux qui se trouvaient entre ces murs. Faire son boulot et ne pas penser. Ce matin, elle devait s’occuper de cet homme. Un coup dans le ventre. Qui pouvait bien lui avoir fait cela. Concentrée à ce qu’elle devait faire, elle ne portait pas attention à son visage, à ses regards et au sourire qu’il avait de posé contre ses lèvres. Bien entendu, elle sentait l’instance de son regard sur son visage. Sensation qu’elle tentait simplement d’ignorer. La jeune femme n’avait nullement l’intention de se mettre à le fixer, elle n’avait nullement l’intention de se mettre à jouer à ce jeu. Le regard de l’homme était insistant et même quelque peu déstabilisant, mais elle se concentrait sur le travail qu’elle devait faire, sur ce qu’elle devait lui faire. La blonde n’avait pas envie de le détailler, de l’observer, comme il était en train de faire. La caresse de son regard sur sa peau devenait quelque peu oppressante, mais elle en faisait fit. Se contenter de faire son travail semblait la meilleure option. Parler, se lier, draguer, s’attacher. C’était des choses qu’elle aimait mieux éviter depuis quelque temps et qu’elle ne devait pas faire. Simplement. Trop complexe. Trop mauvais. Elle ne pouvait se permettre de s’attacher à qui que ce soit d’autre, elle ne pouvait se permettre aucune attirance ou quoique ce soit qui s’arpente à cela. Elle n’en avait pas non plus envie. Elle ne remarquait pas à quel point il pouvait être séduisant, à quel point son regard perçant ou son corps était attirant. Sa concentration allait ailleurs. Pour une autre. Pour autre chose.

Posée près de lui, elle approchait la petite table garnie des outils dont elle avait besoin pour s’occuper de sa blessure. Le rassurer? Peut-être. Mais elle doutait qu’il n’en avait pas réellement besoin. Cette intervention n’allait durer que très peu de temps et n’était pas majeure. Peu inquiète par le fait qu’un de ses bras était détaché. Trop confiante. Trop naïve. Elle ne voyait pas l’intérêt qu’il pouvait avoir à s’en prendre à elle. Elle ne l’attachait pas. Laissant son bras ainsi libre. Un raisonnement qui pourrait surement la mener à se perte. Une façon de se comporter différente des autres. Elle faisait son travail. Elle s’appliquait. Elle s’occupait de lui comme elle le ferait avec n’importe qui sur cette planète. Elle s’occupait de lui comme elle se devait de le faire. Peu importe qu’il soit fou, cinglé ou même un tueur en série. Cela n’allait rien changer à comment la demoiselle allait faire son travail. L’envie de lui faire du mal était simplement inexistante. L’envie de se montrer brusque parce qu’il était un ‘’fou’’ était moindre. L’infirmière y allait dans la douceur, prenant soin de réduire le mal, prenant soins de faire ce qu’il fallait et le faire correctement. Alors qu’elle s’occupait de sa plaie, la voix de l’homme se fit entendre. Ses yeux pâles se tournaient un instant pour se poser dans les siens. Une seconde. Un moment. Une ombre de sourire qui passait sur ses lèvres roses. Elle reposait la seringue sur la petite table, s’approchant pour se mettre en œuvre. Délicatesse. Malgré sa grande concentration, elle lui répondait. Une voix douce. Une voix calme. « -Qu’est-ce que tu en penses?» L’aiguille se glissait dans sa peau. Sensation qu’il ne pouvait ressentir étant donné qu’elle avait anesthésié cette partie. Eleanor n’allait pas répondre à cette question. Surement qu’elle en avait beaucoup que la plupart des gens qui devaient s’occuper d’eux. Elle s’en rendait compte. Avec le temps, elle se rendait compte de l’horreur de certaines choses. « -À toi de me dire la réponse ou à toi de voir.»

Elle ne le regardait pas. Laissant son regard se poser sur sa plaie. Laissant ses doigts se poser sur sa peau. Sa voix se perdait dans un murmure. Elle se taisait. Ses dents venaient pendant un moment s’acharner sur sa lèvre du bas, signe de concentration. Elle n’avait pas beaucoup de points à faire, mais elle s’appliquait à les faire correctement. Trop douce. Trop gentille. Trop fragile pour se trouver ici. Surement. Les quelques points étaient faits. Elle coupait le fil. Elle ne parlait plus. Se contentant de faire ce qu’elle devait faire et une nouvelle fois la voix de l’homme lui parvenait doucement aux oreilles. Comme une caresse dérangeante. Surtout pas les propos qu’il venait de prononcer. La blonde restait pourtant calme, retirant ses gants tâchés de sang pour faire quelques pas afin de les jeter dans la poubelle la plus près. De dos à lui, elle prenait ce dont elle avait besoin. Son regard se posait sur le dossier question de lire le nom de cet homme. Il parlait de Zippora? Surement. « -Eh bien. Merci de me faire le message.» C’est tout ce qu’elle allait dire à ce sujet. Il se doutait de quelque chose? Probablement. Hors de question qu’elle discute de cela avec lui. « -Eh bien Ezechiel. Une envie de me raconter ce qui s’est passé cette nuit. Sais-tu qui t’a fait ça?» S’en intéressait-elle vraiment? Oui. Elle voulait savoir. S’informer. Elle voulait juste savoir ce qui se passait. Elle faisait quelques pas vers lui, posant un pansement sur la blessure pour ne pas qu’elle se frotte à ses vêtements. Une fois cela fait, elle posait son regard sur l’autre sangle et se décidait à la détacher. Il avait maintenant les deux mains libres. Pour le moment, elle était avec lui et elle n'aimait pas attacher les patients. « -Il va falloir quelques jours de repos ici. Ensuite, éviter les coups, ou les bagarres, question de ne pas empirer la situation et de ne pas ouvrir la blessure de nouveau. C'est moi qui vais m'occuper de toi.» Toujours près du lit, elle posait une nouvelle fois son regard dans celui de l’homme.
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MessageSujet: Re: Fool me once, shame on you; fool me twice, shame on me (Eleanor & Ezechiel) Mar 1 Mai - 17:48

La jolie infirmière l’avait anesthésié, réduisant sa souffrance à néant. Rien que pour cela, elle méritait qu’il reste calme. Elle venait d’apaiser une zone meurtrie depuis déjà une bonne heure. Une heure où il avait perdu un peu de sang mais surtout souffert. Une heure durant laquelle une chaleur intense avait irradié son bassin douloureusement. Ca n’avait rien d’une douleur lancinante, c’était constant, sans vague de souffrance, simplement douloureux, sur la durée. Il avait sentit l’aiguille transpercer sa chair à plusieurs reprises, c’était la dernière chose qu’il sentirait sur son abdomen avant quelques minutes. Le produit qu’elle venait de lui injecter à différent endroit ne tarda pas à rendre la zone totalement invisible au cerveau de l’homme. Ezechiel n’avait d’yeux que pour la jeune femme et il devait ouvrir la conversation. Pas parce qu’il manquait de compagnie dans l’asile ou parce que la solitude devenait trop pesante sur ses épaules. Non, il aurait tout aussi bien pu se taire et l’observer en silence tandis qu’elle le soignerait. Mais il devait l’emmener sur un terrain glissant, il devait lui faire comprendre qu’il savait des choses, du moins en devinait certaines. C’est la raison pour laquelle il s’intéressa tout d’abord à elle et à travers l’analyse de son prénom, il ouvrit la conversation. Ce fut pour lui l’occasion, la première, de capter son regard. Elle avait un beau regard, doux et intelligent. Il lui souriait légèrement bien que sur son visage à lui cela soit presque imperceptible si ce n’est sa fossette carnassière qui le trahissait.
Elle ne répondit pas directement à sa question, la lui retournant plutôt. Au moins, la conversation pouvait débuter. Elle l’avait tutoyé et bien qu’il aurait pu en faire autant, tout deux évoluant dans la même tranche d’âge, il préféra s’en tenir au vouvoiement, plus par respect que par mise à distance.
« Je crois que oui… » Il souffla légèrement grimaçant un peu lorsque la dernière aiguille fut ôtée de sa peau. « Ce n’est rien, vous êtes très douce » ajouta l’homme. Elle n’avait pas mal fait, il était juste trop amoché pour que ce soit indolore pour le moment. Cela viendrait, le produit ferait effet.

Elle s’était concentrée de nouveau sur sa plaie et il en fit de même quelques secondes, curieux de voir ses chairs s’étirer, se relier de nouveau, être transpercée par les fils, tandis qu’il ne sentirait rien de tout cela. Bien souvent, la douleur d’une blessure n’apparaît qu’à la vue de cette blessure. Car avant cela, le cerveau qui n’en a pas conscience, n’envoi pas de stimulus de douleur à son hôte. L’anesthésiant endormait-il seulement la zone ou bien le cerveau dans ce cas ? Il pouvait regarder sa plaie, en avoir la pleine conscience, sans que cela lui soit fatalement douloureux. Les points furent fait avec une dextérité parfaite. Il avait pu observer par intermittence, les gestes de la jeune femme et son expression parfaitement concentrée. Il l’avait observé se mordre la lèvres inférieure et avait repensé à Zippora qui quelques jours plus tôt l’avait fait jusqu’au sang tandis qu’il lui écrasait la main. Il sourit légèrement, se remémorant se doux souvenir. Il décida d’entrer dans le vif du sujet, à sa façon, avec une certaine délicatesse. Il devait aborder le sujet Zippora. La gamine ne savait rien de ses projets et c’était mieux ainsi, elle le saurait bien assez tôt et sa réaction aurait de quoi divertir Ezechiel ensuite.
L’infirmière comprit immédiatement de qui il s’agissait. Pourtant… Zippora n’était pas la seule anorexique des lieux, loin de là. C’était une preuve de plus qu’il avait touché juste. Elle le remercia, c’était un aveu suffisant pour l’homme qui n’avait pas eu à nommer la gamine en question. Il sourit en retour la laissant continuer ce qu’elle avait à faire. Elle jeta un œil à son dossier qui depuis 5 ans avait considérablement grossit, de blessure en blessure, d’analyse psychologique en analyse psychologique. Il aurait aimé y jeter un œil, mais c’était formellement interdit. Ceci lui permit de connaître le nom de l’homme qu’elle venait de soigner, il ne s’était pas présenté, il ne le faisait que très rarement.
Elle s’adressa à lui pour lui demander qui l’avait poignardé et comment c’était arrivé puis lui expliqua ce qui allait suivre. Du repos. Le médecin en avait déjà parlé plus tôt, c’était une bonne nouvelle. Les repas seraient un peu meilleurs et il n’aurait pas à lutter pour sa survie toutes les nuits. Il pourrait enfin dormir un peu. Peut-être même rêver. Il ne répondit pas à sa question immédiatement, préférant l’observer protéger sa plaie d’un pansement. Elle avait de jolies mains. Contre toutes attentes, elle désangla son deuxième bras. Etait-elle confiante à ce point ? N’avait-elle donc pas peur de mourir ? Il aurait suffit que de quelques secondes pour qu’il en finisse, étouffée sous l’oreiller, nuque brisée, égorgée au scalpel… Il imagina tous les scénarios qu’elle ne semblait pas imaginer. Pas assez pour le craindre du moins. Par réflexe, son autre bras vint frictionner celui nouvellement libéré avant qu’il ne se redresse un peu contre le dossier du lit d’hôpital. Il profita d’un instant où elle ne l’observait pas, et ça n’était pas difficile car depuis son entrée elle ne lui avait accordé qu’un bref regard, pour se saisir d’un scalpel sur la plaquette à sa droite. Il se mit à jouer avec, son regard admirant la lame de l’objet.

« Et vous ? La pardonnez-vous ? » Commença-t-il incisif tout en relevant le regard vers elle. « Echange de bons procédés Eleanor. Vous répondez à mes questions et je répondrais aux vôtres. » continua Ezechiel très courtois.

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MessageSujet: Re: Fool me once, shame on you; fool me twice, shame on me (Eleanor & Ezechiel) Mar 1 Mai - 20:28

Eleanor ne voulait pas le traiter comme un fou, mais comme un être humain. Peut-être avait-elle tort. Peut-être devrait-elle prendre beaucoup plus de précautions qu’elle ne le faisait. Trop bonne. C’est ce qu’elle était. Trop bonne de le détacher et de le laisser bouger selon ses envies. Trop bonne de lui vouer une certaine confiance alors qu’elle n’avait pas du tout raison. Elle était comme ça, surement que cela différait des autres qui l’avait traité auparavant. S’il s’en prenait à elle, ce serait facile de remettre la scène en morceau. Ils étaient seuls. Elle l’avait détaché et cela s’était mal terminé. Elle ne devrait pas agir de la sorte, mais elle n’avait pas envie de le voir attaché. Elle le traitait comme un autre, en pansant sa blessure, en le regardant, en le soignant et en s’occupant de lui. Douceur, gentillesse. C’est ce qu’elle était. Jamais l’envie de lui faire plus de mal qu’elle n’en ressentait déjà ne lui traversait l’esprit. Peut-être devrait-elle se mettre à agir comment les autres, mieux pour elle et sa survie. Pourtant, elle ne se voyait pas faire preuve de méchanceté, peu importe ce qu’il avait pu faire dans sa vie. Ce n’était pas de son domaine, elle était là pour le soigner et c’est ce qu’elle avait fait. Après avoir pansé la plaie, elle serrait les outils et veillait à ce que tout soit correctement placé. Ce n’était pas la salle où il allait rester, changer pour allez en chambre de repos où il n’y aurait pas de scalpel ou autre outil pouvant lui servir. Comme celui qu’il venait de prendre entre ses doigts. Peut-être lui laissait-elle trop de liberté. Surement, il n’aurait pas dû se retrouver avec cela entre les doigts. La blonde avait le don de s’attirer des ennuis, elle avait le don de compassion et de compréhension. C’était en train de lui nuire.

La jeune femme reposait son regard sur lui, ses yeux glissaient jusqu’à la lame qu’il avait entre ses doigts. Elle poussait la table à outil un peu plus bas, ne se permettant pas de paniquer. Qu’est-ce qu’il allait faire avec ça? Lui sauter à la gorge. Quelque pas, elle se rapprochait un peu du lit sans pour autant être près. Un peu de nervosité peut-être, les gardiens n’étaient pas loin. Elle pourrait autant allez vers la porte et appeler la sécurité. La pièce n’était pas très grande. Silencieuse, elle l’écoutait lui parler de la jeune femme. La demoiselle ne voulait pas parler de Zippora avec lui, elle ne voulait pas parler de chose personnelle ou empirer la situation avec la jeune femme qui devenait déjà bien trop complexe. Il n’avait pas à savoir et elle ne voyait pas en quoi cette information pouvait lui être utile. C’était un jeu pour lui. Qui sait. Elle finit par lever son regard et le poser directement dans le sien, ses doigts venaient détacher sa chevelure qui commençait à lui donner un mal de tête. Maux de tête qui se faisaient un peu trop fréquents à cause de sa maladie. Ils devenaient de plus en plus insupportables. Ses cheveux tombaient dans son dos, elle ne bougeait plus de sa place. Elle avait envie qu’il lui remette ce scalpel maintenant. « -Je ne vois pas de quoi on parle Ezechiel. Que je lui pardonne pour quelles raisons? Je m’occupe d’elle, c’est ma patiente, comme je dois m’occuper des autres.» Normal qu’elle sache qu’il parlait d’elle, elle n’avait pas un tas de patientes et elle n’avait pas un tas de patientes anorexiques. Elle s’occupait de quelques personnes et elle connaissait leurs dossiers sur le bout des doigts. Ce n’était pas un miracle qu’elle comprenne de qui il parlait. « -J’aimerais bien que tu me redonnes ce scalpel. Je ne vois pas qu’est-ce que tu vas faire avec et idéalement, tu ne devrais pas être détaché et avoir ça entre les mains. Ça prouve simplement que j’aurais dû te laisser attacher.»

Un sourire passait sur ses lèvres. Malgré le fait qu’elle se sentait un peu mal à l’aise qu’il soit armé d’un scalpel, elle n’avait pas envie de se mettre à panique et faire venir les gardiens. Elle ne quittait plus son regard, ses yeux pâles fixés sur le jeune homme. Il avait bel et bien toute son attention. « -Pourquoi est-ce que tu t’intéresses à mes patients? J’en ai un tas, nous allons en avoir pour longtemps Ezechiel.» Elle marquait une pause. « -Juste pour que tu saches, même si ta question ne concerne pas la demoiselle, je ne suis pas quelqu’un de rancunière.» En effet. Elle pardonnait vite, elle avait le cœur sur la main et même si elle était blessée par les évènements, elle n’allait pas en vouloir à la jeune femme de façon interminable. Ce n’était pas elle. Eleanor attendait. Attendait qu’il lâche se scalpel. « -J’aimerais à ne pas avoir à appeler les gardiens, pas toi?» Elle disait cela pour ce qu’il avait entre les doigts. Ses doigts attrapaient une chaise qu’elle faisait rouler vers elle pour s’asseoir, une main passait dans ses cheveux. Contrôler cette petite nervosité. C’est ce qu’elle faisait. C’est certain que le voir armé de cela n’avait rien d’agréable, mais peu importe.
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MessageSujet: Re: Fool me once, shame on you; fool me twice, shame on me (Eleanor & Ezechiel) Sam 5 Mai - 16:34

Ezechiel n’avait été que très peu libre de ses mouvements. Chaque fois qu’il devait se rendre, pour une raison ou une autre, à l’hôpital interne ou à l’infirmerie, c’était entouré de deux gardiens, voire plus, les mains et les pieds entravés. Cette fois, il avait été emmené de façon plutôt urgente, personne ne sachant depuis quand il perdait du sang et il n’avait pas été entravé, ni aux mains, ni aux pieds. Les gardiens avaient commencés à l’attaché au lit de l’hôpital, comme le voulait la procédure et le médecin était finalement intervenu en sa faveur. L’asile ne tournait décidément pas rond ce jour. L’infirmière qui fut chargée de son cas était encore plus imprudente. Elle venait de lui ôter le lien enfermant son bras droit et elle ne surveillait même pas ses mouvements avec attention. Elle était maintenant seule, avec l’un des détenus les plus dangereux de l’asile, dans une pièce où tout pouvait être transformé en arme de crime. Les gardiens devaient se tenir devant la porte, sans aucun doute, à l’extérieur de la chambre, mais Ezechiel aurait vingt fois le temps d’en finir avec Eleanor avant qu’un de ces lourdauds n’interviennent. Fin connaisseur de l’anatomie humaine, un simple coup de scalpel compromettrait grandement les chances de survie de la jeune femme. Il savait où frapper pour n’avoir à frapper qu’une fois. Le scalpel entre les mains, il poursuivit ses questions insistant sur l’idée qu’il ne répondrait à celles de la jeune femme qu’en échange de considérations sur les siennes.
Lorsqu’elle remarqua le scalpel entre de mauvaises mains, son réflexe fut d’éloigner les autres sources de danger du jeune homme. Sage décision. Il pouvait déplorer cependant qu’elle n’ait pas pris cette décision plus tôt, avant qu’il ne se saisisse de la lame. Il posa la lame à l’intérieur de son autre main, appuyant jusqu’à sentir sa propre peau prête à céder. Il ne perça pas cependant, le masochisme n’étant pas parmi ses péchés. Elle s’était approchée, prudemment et en restant tout de même à une certaine distance de sécurité. La tension était enfin présente. Bien qu’il n’imagine pas encore s’en servir. Elle n’était plus aussi détendue qu’elle en avait l’air quelques secondes plus tôt. Il s’interrogea intimement si elle aurait la décence de se rassurer. Après tout, elle l’avait traité avec respect et c’était de loin ce qui comptait le plus pour lui. A aucun moment elle n’avait sous-entendu qu’il n’était qu’un monstre complètement fou. Ne cherchait-elle pas à se convaincre, qu’en conséquence, il ne l’attaquerait pas ? Cependant, elle n’avait surement jamais eu accès à son dossier psychologique et donc n’avait pas une connaissance étendu de son cas personnel et de ses réactions, aussi pouvait-elle intérieurement se demander ce qui le retenait. La méfiance, sentiment nouveau qu’il discerner dans le comportement de la jeune femme le fit baisser les yeux sur la lame. Il n’avait pas envie d’être cet homme là. Pas aujourd’hui.
Peut-être effrayée par la situation échappant à son contrôle, Eleanor répondit partiellement à sa question sur Eleanor. Ils savaient tout deux de qui ils parlaient et bien qu’elle esquive habilement le sujet, il ne comptait pas en rester là.

Relevant le visage vers l’infirmière, il garda le scalpel en main, sans menace apparente. Elle souriait à peine, peut-être pour se donner bonne contenance. Il s’en moquait, il ne prévoyait pas de l’attaquer physiquement, elle pouvait continuer de le penser cependant. Elle reporta son attention sur le scalpel, lui demandant de le lui rendre, puis revint au sujet des patients puis encore au scalpel comme si cet objet l’empêchait d’être toute à la discussion qui les animait. Elle s’était détachée les cheveux et s’était assise sur une chaise. Il n’en avait rien manqué. Elle était plus jolie les cheveux détachés.

« Je vois… Je ne parle pas de vos patients mais de votre patiente… Alors cela ne vous intéresse pas de savoir que l’homme pour lequel elle a fini en isolement n’était pas le seul ? Que d’autres ont le droit à sa peau ? Et cela vous a-t-il effleurer qu’en l’envoyant en isolement pour un péché si… humain, elle risquait bien pire sévices que ceux infligés par cet homme qu’elle avait désiré ? » Il n’attendait pas réellement de réponse à cela. Il se doutait qu’elle avait déjà pensé à tout cela et qu’elle en culpabilisait surement au plus haut niveau. Il venait cependant de lui assurer qu’elle n’en aurait pas fini d’être possessive et jalouse. Il pourrait bien même faire partie de ces hommes ayant droit sur la peau de Zippora. Il le pourrait, de grés ou de force. Il se garda bien de parler de lui.
Il sourit légèrement, sa fossette creusant son visage et retourna le scalpel dans sa main, avec une rapidité et une agilité déconcertante, de façon à le tendre côté manche à l’infirmière. Il n’avait pas encore répondu à sa question concernant son agression mais il rendait le scalpel en preuve de coopération, d’échange de bons procédés.
Il ne rendait pas le scalpel par peur des gardiens ou par peur de faire une nouvelle victime. S’il l’avait voulu, elle serait déjà morte. Mais il voulait jouer à un jeu bien plus amusant, distrayant. Celui des sentiments. L’amour de l’autre n’était-il pas notre plus grande faille ? Notre plus grande faiblesse ? Ne serait-elle pas prête à tout pour protéger Zippora ? Ou pour la surveiller ? Pour savoir ce que sa protégée faisait de son corps ? Ne voudrait-elle pas avoir un appui au sein de l’asile pour veiller sur elle ? L’assurance qu’il n’arriverait rien à son ingénue, qu’elle serait en vie chaque matin à son arrivée. Ezechiel serait son assurance, pour le plus grand mal.

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MessageSujet: Re: Fool me once, shame on you; fool me twice, shame on me (Eleanor & Ezechiel) Mer 9 Mai - 19:15

Avec le temps, la demoiselle commençait qu’elle devait faire attention. Malgré ses intentions surement un peu trop juste, elle allait finir par se faire prendre par quelqu’un avec de mauvaises intentions. Elle ne savait pas ce que Ezechiel lui voulait en parlant de Zippora, mais elle commençait à se douter qu’elle laissait paraître trop de choses. Ca n’avait rien de facile, sa relation avec la blonde avait tout de tumultueuse et disons que ce n’était pas toujours facile. Si elle se faisait prendre, elle allait se faire renvoyer et elle ne pourrait plus être là pour elle. Ce n’est pas ce qu’elle voulait. Elle était prise au piège dans cette relation et elle n’avait pas envie de s’en sortir. Le fait que son patient insiste sur le sujet lui prouvait qu’il savait quelque chose et elle se demandait pourquoi il insistait autant sur le sujet. Qu’est-ce que cela avait en rapport avec lui? Qu’est-ce que ça allait bien changer qu’elle lui dise qu’elle entretenait une relation avec Zippora. Il allait en faire quoi de cette information? La menacer. Peu importe. Elle tentait d’éviter le sujet comme elle le pouvait, mais il se montrait particulièrement insistant. La jeune femme se posait, détachant sa chevelure qui ne faisait qu’amplifier les maux de tête permanents qu’elle ressentait. Son regard se posait sur lui et le scalpel. Elle faisait des erreurs en le détachant, en le laissant libre et en ne voulant pas le voir attacher au lit. Elle était comme ça. Humaine. Il parlait, elle l’écoutait, peut-être nerveuse, mais aussi agacée par le fait qu’il veuille en savoir plus sur elle et la jeune blonde. Eleanor n’avait pas particulièrement envie de s’étendre sur le sujet, de parler de cela avec lui. En fait, elle n’en avait jamais parlé à qui que ce soit, alors elle ne voyait pas pourquoi elle ne parlerait avec lui. Surement parce qu’il n’allait pas lâcher le morceau et ne pas lui donner le choix de lui faire dire ce qu’il avait envie d’entendre. Il jouait dans ses cordes sensibles et elle détestait cela au plus haut point. Lui faisait remarquer qu’elle avait du subir bien pire que se faire sauter par un homme dont elle avait vu envie. Comme si l’infirmière ne savait pas ce qui se passait ci. Elle le savait, bien trop et elle avait ressentis tellement de remord en agissant de la sorte. Elle ne pouvait pas sans cesse la protéger même si elle en avait envie. Tomber sur elle en train de coucher avec un autre lui avait du mal certes, mais elle n’avait pas fait cela dans le simple but de se venger, mai de couper les rumeurs qui circulaient à leur sujet. La jeune femme était loin d’être une possessive. Jalouse. Quand on voit la personne qu’on aime en train de se faire sauter, on ne va surement pas sauter de joie. Eleanor était fidèle. Elle n’avait jamais trompé qui que ce soit et se retrouver là n’avait rien eu de bénéfique pour elle. Peu importe.

Elle attendait sur sa chaise et quand il venait lui tendre le scalpel, elle l’attrapait entre ses doigts pour le poser plus loin. Un soupir prenait place entre ses lèvres quand elle revenait prendre place sur sa chaise, qu’elle faisait rouler jusqu’au lit pour se retrouver à sa hauteur. Ils allaient finir par se demander ce qu’elle était en train de faire avec le temps qu’elle passait dans la salle avec ce patient. Peu importe. Elle ne pouvait pas laisser la conversation de la sorte et apparemment il en savait un peu trop. Comment? Elle n’en avait pas la moindre idée, mais peu importe. Elle posait de nouveau son regard de celui du jeune homme, l’observant, se demandant ce qu’elle allait bien pouvoir lui dire. La jeune femme n’allait surement pas se mettre à lui parler de ses problèmes, de toute façon, il s’en fichait surement. Après un bon moment de silence, elle se mettait à parler. Peu importe. Elle voulait savoir ce qu’il voulait et surement que la réponse n’allait pas lui plaire. Il ne voulait pas son bien. Il lui voulait du mal, mais ça, elle ne le savait pas encore. « -Je peux savoir qu’est-ce que tu veux exactement? Tu cherches à faire quoi au juste?» Elle ne savait pas vraiment où il voulait en venir avec cela et elle détestait parler de cette situation/soirée, qui avait fait pas mal de problèmes entre elle et la femme qu’elle aimait. « -Je peux savoir au juste qu’est-ce que cela t’apporte de savoir tout ça. Je fais mon travail. En même temps, je ne peux pas couvrir les arrières de tout le monde ici en les empêchant de souffrir, que ce soit elle ou quelqu’un d’autre.» Elle ne le quittait pas des yeux, venant mordre sa lèvre pendant un instant. « -Je sais ce qui se passe ici. Je ne pense pas que tu as besoin de me dire ce qu’il en est. Ne t’inquiète pas, je suis tout à fait au courant. Maintenant, je pense qu’on va clore le sujet et je vais chercher les gardiens. De toute façon, on doit te transférer en salle de repos tu ne restes pas ici.» Elle en avait dit un peu, pas trop, elle tentait de ne pas trop dire de chose qui lui était personnelle. Elle lu avait répondu en quelque sorte, mais de façon de général. Maintenant, elle se levait pour se diriger vers la porte. S’il voulait continue son entretien, il allait devoir bouger question de la retenir, de toute façon elle l’avait détaché.
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MessageSujet: Re: Fool me once, shame on you; fool me twice, shame on me (Eleanor & Ezechiel) Sam 12 Mai - 12:58

Il avait touché juste. Il pouvait déjà le sentir. Mais la victoire n’était pas encore complète. Un soupire… Il lui avait rendu le scalpel, délicatement, pour ne pas la blesser et elle avait soupiré en le prenant et en le posant plus loin. Un soupire de soulagement peut-être… Du moins, elle pouvait l’être pour le moment, soulagée. Il n’était plus armé. Même si ses simples mains restaient des armes incroyables. Il n’avait aucune raison de s’en prendre à elle, sinon il l’aurait fait avec le scalpel. Cependant, il ne la laisserait pas ainsi. Elle pouvait en être sûr. Si son corps serait sauf ce jour, il en serait autrement de son âme. Un long silence s’était installé tandis qu’il l’observait toujours, elle assise tout près du lit où il avait été installé. Il ne brisa pas ce silence. Il préférait imaginer les pensées de la jeune femme se bousculer dans son esprit. Il savait et à présent elle savait qu’il savait. Ca ne faisait aucun doute. Ce qui au départ n’avait été que des soupçons venait d’être confirmé par ce silence lourd de sens. Cherchait-elle encore une échappatoire ? Ou allaient-ils enfin pouvoir parler des choses sérieuses ? Son plan était parfaitement huilé sans qu’il ait eu pourtant à le préparer. La manipulation faisait partie intégrante de son être, il n’avait jamais eu besoin d’entrainement à cela, il excellait en la matière. Lorsqu’elle prit enfin la parole, il sentit un zeste de colère. Comme si tout ce qu’elle demandait était qu’il se taise et qu’il oubli ce qu’il savait, rangeant les informations illicites dans le tiroir le plus reculer de sa mémoire. Mais l’homme, atteins d’hypermnésie, n’oubliait jamais rien. Elle s’adressa à lui avec plus de véhémence, elle n’était plus la jeune femme douce et calme qu’elle avait montré jusque là et ses nombreux questionnements fit sourire le jeune homme. Elle le regardait. Ca aussi c’était nouveau. Plus tôt elle aurait savamment évité son regard, occupant ses mains et les observant à l’œuvre tout en répondant. Mais pas cette fois. La discussion pouvait enfin avoir lieu. Il ne manqua rien de la pause qu’elle fit, se mordant la lèvre. Il repensa à celle de Zippora qui elle aussi avait la fâcheuse manie absolument sensuelle de se mordre la lèvre inférieure. Il fixa les lèvres de la jeune femme et l’écouta reprendre. Elle clôtura la discussion alors qu’il était loin d’en avoir terminé avec elle et commença à s’éloigner pour appeler les gardiens et le faire transférer. L’homme se leva de son lit de soins et l’attrapa par le bras, assez fermement pour la retenir mais pas assez pour lui faire mal. Il s’interposa entre elle et la porte et inclina légèrement le visage. Il ne souriait plus. Il la surplombait de quelques centimètres et jeta un œil derrière lui pour s’assurer qu’aucun gardien n’interviendrait de suite. Il reporta son attention sur la jeune femme et continua son œuvre.

« Votre secret m'importe peu… » Il lâcha son bras pour qu’elle perde cette impression d’entrave. Il était très calme. « Je n’ai aucun avantage à le trahir. Mais vous vous tromper très chère. Il ne tient qu’à vous de surveiller les arrières de votre anorexique. Je dois rester ici pour quelques jours mais je retournerais avec les autres au plus vite et vous me connaissez, ma réputation n’est plus à faire, elle serait en sécurité avec moi. Si seulement j’avais une bonne raison de la protéger pour vous… Si seulement vous aviez quelque chose à m’offrir en échange… Je pourrais la protéger, prendre soin d’elle, vous n’auriez plus à souffrir de longues heures d’attentes la nuit en pensant à ce qui pourrait lui arriver. » Un sourire élargie peu à peu son visage tandis qu’il laissait le silence s’installer de nouveau. Elle aurait surement besoin d’y réfléchir. Elle était intelligente, il était sûr qu’elle comprenait ce qu’il disait.
Elle devrait lui offrir quelque chose en retour et si elle ne s’imaginait pas encore ce qu’il lui demanderait, elle ne tarderait pas à le savoir. Le regard de l’homme se perdit de nouveau sur les lèvres de l’infirmière sans s’en détacher.

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MessageSujet: Re: Fool me once, shame on you; fool me twice, shame on me (Eleanor & Ezechiel) Dim 13 Mai - 12:40


Elle n’en pouvait plus de se trouver dans cette situation avec lui. Le calme finit par se transformer à un certain agacement et une peur de se faire prendre. De toute façon, c’était déjà trop tard. Il semblait parfaitement savoir ce qui se passait entre elle et la blonde. Un tas de questions se percutaient dans son esprit alors que cette fois, elle ne le quittait pas des yeux. La solution facile serait de partir et de le laisser aux mains des gardiens. Aucune envie de parler de cela avec lui, surtout qu’elle ne savait pas du tout ce qu’il lui voulait. Après quelques questions posées, elle se décidait à prendre la solution facile. C’est-à-dire, partir. Alors qu’elle marchait rapidement vers la sortie, elle sentait la main d’Ezechiel se poser sur son poignet. Elle se crispait un moment, cessant de marcher pour se glisser entre elle et la porte. Impossible de passer. Son regard se posait une nouvelle fois dan le sien, observant ses traits, attendant ce qu’il allait lui dire et ce qu’il voulait d’elle. Une main passait nerveusement dans ses cheveux. Maintenant, elle se sentait moins bien, même s’il ne faisait rien pour lui faire du mal. Juste qu’elle sentait que la situation allait prendre une tournure qui allait lui déplaire. Elle restait devant lui, sans l’idée de faire quoi que ce soit pour alarmer les gardiens. Il ne lui faisait rien et ce qu’il était en train de lui dire l’intéressait au plus haut point. Il avait raison. Elle passait des nuits froides à se demander ce qui était en train de se passer avec la jeune femme. Tant de fois elle avait voulu se lever pour l’amener dans son lit, question d’avoir une idée de ce qu’elle faisait. Que ce soit de peur qu’elle lui soit infidèle ou que quelqu’un s’en prenne à elle. Eleanor ne pouvait pas être toujours là pour veiller sur elle. La blonde le faisait du mieux qu’elle le pouvait, mais elle ne pouvait pas toujours être là. Au risque de se faire envoyer et être réellement impuissante. La jeune femme le quittait des yeux un moment. Pensant à ce qu’il était en train de lui dire. Elle trouvait que cette proposition était une bonne idée, mais à quel prix? Qu’est-ce qu’elle pourrait lui donner en échange? Qu’est-ce qui pourrait réellement l’intéresser? Elle n’en avait pas la moindre idée et elle ne savait pas du tout ce qu’il avait en tête.

Elle faisait quelques pas en arrière, voulant réduire cette intimité qui venait de naître en eux. Elle ne voulait pas être aussi près de lui, laissant un peu d’espace entre leurs corps. Elle reposait son regard sur lui, pensive, elle se demandait si elle allait réellement passer un accord avec un autre patient. Question de s’enliser encore plus dans les problèmes. Et de plus, elle n’avait aucune idée de ce qu’il allait lui demander en échange. Elle ne pouvait pas faire tout et n’importe quoi. La blonde n’était qu’infirmière et intervenante. Elle n’avait aucun réel pouvoir important dans cet endroit. Elle l’observait avant de prendre une nouvelle fois la parole. « -C’est un marché que tu es en train de me proposer?» C’était clair. Va savoir pourquoi elle posait la question. « -Et tu veux quoi en échange? Qu’est-ce que je pourrais te donner d’assez intéressant pour que tu gardes un œil sur elle? Je n’ai pas de pouvoir ici. Je ne peux rien faire pour toi, autre que me montrer aimable. » Elle ne se doutait pas du tout de ce qu’il avait en tête, pensant qu’il cherchait un moyen de s’échapper d’ici ou autre chose. Ne se doutant pas la moins du monde que c’est de chaleur corporelle qu’il voulait en échange. Elle ne le quittait pas des yeux, voyant son regard glisser sur ses lèvres. Avec son comportement, elle commençait à se poser des questions sur ce qu’il voulait en échange. Elle n’aimait pas sentir son regard fixé sur ses lèvres, cela avait tout de déconcentrant. Elle tournait la tête pendant un instant, se mettant à faire les cents pas, pensive, perdue. Elle ne savait pas quoi faire. Après un petit moment, elle venait de nouveau se poser devant lui. « -Très bien. Qu’est-ce que tu attends de moi au juste? Dis-moi. Je ferai ce que je peux, si tu m’assures qu’il ne lui arrivera rien.» Elle venait de céder. Qu’importe. Elle n’avait plus envie de faire semblant. Il savait de toute façon.
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MessageSujet: Re: Fool me once, shame on you; fool me twice, shame on me (Eleanor & Ezechiel) Ven 18 Mai - 11:54

Jusque là c’était elle qui avait le monopole du contact. C’était elle qui décidait quand le toucher et comment le toucher. Elle avait ainsi recousu son abdomen et pansé sa plaie. Elle l’avait détaché aussi, effleurant ses bras et ses poignets. Jamais il ne lui avait imposé un contact physique, il n’avait pas même réagit à ceux qu’elle était dans l’obligation d’effectuer. Rien dans les comportements de l’homme n’aurait pu inciter la jeune femme à croire à une quelconque menace, ni même à une attente particulière. Il était resté le patient. Ses seules armes avaient été les mots, parfaitement pesés, parfaitement placé. Il n’en disait ni trop peu, ni pas assez. Il savait depuis son entrée à l’hôpital ce qu’il attendait d’elle et savait comment l’obtenir. Les gestes viendraient s’allier aux mots qu’en cas de nécessité. Et la nécessité venait de se faire sentir. Brièvement cependant. Il avait presque perdu le contrôle. Par son esquive, par son évitement, la jeune femme l’avait obligé à établir un contact autre que visuel et verbal. Il se devait de la retenir, d’appuyer ses mots, afin qu’elle cesse de les ignorer, afin qu’elle les prenne au sérieux. Tandis qu’il tenait le bras de la jeune femme, il sourit à l’idée qu’elle l’ait laissé détaché pour qu’il puisse faire ce geste. Illusion salvatrice d’un désir partagé. Il n’en était surement rien. Les motivations de la jeune femme devaient être toutes autres, mais il était doux d’imaginer un tel retournement de situation. Il rompit le contact aussi vite qu’il le put, ne cherchant non pas à la blesser mais juste à attirer une dernière fois son attention sur un détail important. Et ce détail sembla trouver écho dans l’esprit de l’infirmière et tandis qu’elle réfléchissait à ce qu’il venait de dire, les yeux d’Ezechiel s’étaient posés avec insistance sur les lèvres rouges de la jeune femme. Il était si bien perdu sur ses lèvres, leurs formes, leur couleur, leurs mouvements, qu’il n’entendit pas un traitre mot de ce qu’elle lui répondit. Ca n’avait été qu’un mirage, des paroles trop lointaines pour être intelligibles. Elle s’était écartée puis s’était animée, faisant les cents pas et l’empêchant ainsi de se fixer plus encore sur ses lèvres. Il ne la suivi pas du regard, préférant le perdre sur un point aveugle, fixe, là où restait plus tôt les lèvres de l’infirmière. Il ne bougea pas.

Il ne savait pas si elle avait accepté ou non son marché mais à la voir déambuler ainsi dans la pièce, elle devait encore y réfléchir. Il avait tout son temps. Du temps, c’est tout ce qu’il reste en ce lieu. Il releva la tête vers elle lorsqu’elle prit de nouveau la parole et l’écouta cette fois attentivement, conscient qu’il aurait bientôt sa réponse. Il avait enfin son aveu, celui de son attachement trop important avec l’anorexique. Assez important pour accepter un marché peu catholique avec un interné ? Il le saurait bientôt. Car elle venait d’accepter en prétendant être prête à tout. Faudrait-il encore qu’elle le lui montre. Elle ne s’attendait surement pas à ce qu’il avait derrière la tête. Machiavel s’y était logé depuis bien longtemps. Il inclina légèrement le visage, captant l’attention de l’infirmière et réfléchit un court instant à ses mots. C’est son regard ancré dans celui de l’infirmière qu’il répondit.

« Il est des attentions qui se font plus que rares en ces murs alors que les coups y sont eux très répandus. » Avait-il lâché, faisant preuve comme à son habitude de subtilité et de courtoisie afin d’éviter toute vulgarité dans la proposition qu’elle comprendrait, il en était certain. L’insinuation était plus qu’évidente. Il ajouta cependant un point qui lui semblait important. « Je la protégerais autant que possible, tu as ma parole et je n’ai qu’une parole, aussi fou que je puisse sembler. »
Tandis qu'il parlait, sa main se leva doucement pour ne pas effrayer son interlocutrice et son index vint effleurer les lèvres de la jeune femme tandis qu'il pinçait les siennes, concentré.

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Fool me once, shame on you; fool me twice, shame on me (Eleanor & Ezechiel)

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