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Saurais-tu apaiser cette peur ? [Noah & Paloma ]

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MessageSujet: Saurais-tu apaiser cette peur ? [Noah & Paloma ] Sam 30 Juin - 22:17

« Saurais-tu apaiser cette peur ? »

Noah L. O'Donnell & Paloma R. Smith

La peur guide tout... Elle guide nos instincts, nos envies, nos gestes, nos pensées... Et cela fait pas mal de temps qu'elle me guide... La peur est là, toujours présente, toujours incessante. J'ai peur d'avoir mal, mais aussi d'avoir à me battre. Se battre, est-ce franchement la solution ? Je n'en suis pas si sûre... On sait tous très bien qu'on finira nos jours ici, c'est obligatoire, il n'y a acune issue. Il n'y a aucune lueur d'espoir... Sauf quand des nouveaux arrivent, ils sont emplis d'espoir, ils nous font presque sourire car ils essayent tout. Mais j'ai tout de même mal pour eux.. Car tout ce qu'ils peuvent essayer, on l'a déjà essayé avant eux... Bref, je m'égare dans mes pensées là..

En ce moment même, j'avais peur.. Pourquoi ? Car j'avais préparé ma vengeance contre ce fou ! Je savais très bien qui c'était... Mais il se cachait tout le temps dans les sous-sols et n'allait jamais autre part.. Il fallait donc que je descende, mais cela était presque du suicide.. Heureusement, je connaissais quelques psy avec qui j'avais pu travailer avant... Et ils m'aidaient dans ma quête de vengeance car ils savaient que j'étais lucide.. J'avais réussi à avoir des lames de rasoir et un couteau.. Ainsi, j'avais souvent les cheveux attachés et les lames de rasoir étaient cachées dans mon chignon négligé à des endroits bien précis. J'avais caché le couteau sous une de mes chaussettes, contre ma cheville droite, je sais ça fait un peu clichet mais au moins, c'était bien caché. J'étais parrée pour me défendre...

Je regardais fixement l'escalier menant aux sous-sols... L'escalier était sombre... Très sombre... On pouvait entendre des rires bizarres là-bas... C'était vraiment le clichet d'un asile... Il y avait des rires démoniaques, des rires de fous... J'avais l'impression d'être l'héroïne : Lara Croft. Je partais en mission avec un but bien précis, mais je ne savais pas vraiment à quoi il fallait que je m'attende... Je pris alors mon courage à deux mains pour descendre. Il faisait sombre, je descendais le escaliers avec prudence et sans bruit... Je sentais ma respiration s'accélérer. J'arrivais enfin en bas de l'escalier... Mais maintenant, il fallait que je le trouve, je frôlait les murs pour essayer de me cacher grâce aux ombres, il n'y avait personne, mais je me retournais de temps à autres, je scrutais tout. Je me dirigeais vers les rires...

Soudain, je sentis une main sur mon épaule et une voix grinçante intervint : « Alors jeune fille ? On s'aventure dans les coins les plus sombres et les plus dangereux ? » il y eut alors un petit rire après... Je me retins de crier et me retournai, je l'avais reconnu, c'était lui... J'avais peur, tellement peur !! Ma main se dirigea vers mon chignon rapidement, mais trop tard, il l'avait déjà attrappé et me plaqua contre le mur. Pour moi, ça y est, c'était la fin, j'étais morte...

Je me débattais, mes jambes allaient dans tous les sens... Et enfin un coup de genou partit dans ses parties intimes, il me lâchai enfin... Son visage était tellement proche du mien, j'eus le temps de le pousser avant qu'i se ressaisisse.. Je courus aussi vite que je pouvais, montai les escaliers quatre à quatre. Je courais, et filai me cacher dans les combles, je me blottis quelques part... J'avais tellement peur...

Quelques temps plus tard, cela faisait put-être des heures que j'étais là, j'entendis des genoux craquer comme si on s'accroupissait devant moi... Je n'osais pas lever la tête. Mes manches étaient emplis de larmes... J'avais mal et peur.. J'avais mal parce que ça me rappelait le souvenir de quand Sara était morte... Cette personne me caressa les cheveux, je levais alors les yeux et vis un jeune homme qui avait sûrement dans mes âges...


Dernière édition par Paloma R. Smith le Mer 18 Juil - 11:51, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Saurais-tu apaiser cette peur ? [Noah & Paloma ] Sam 30 Juin - 23:40

 

La nuit, on ne dormait pas. C'était trop dangereux, il y avait des fous partout et aucun endroit dans ce foutu asile n'offrait une sécurité complète. Si on s'endormait, on était vulnérable, et à tout moment la mort pouvait littéralement nous tomber dessus. Les fous sont partout dans cette hôpital. Quant aux innocents, la nuit, ils se rejoignent tous aux combles. C'est là qu'ils sont le plus en sécurité, mais dormir pourrait quand même être fatal. Mais parfois, la fatigue nous prend d'un coup et on ne peut rien y faire, on tombe. Alors il vaut mieux être au bon endroit quand ça arrive. 

C'est ce qui était arrivé à Noah cette nuit-là. Il n'avait pas dormi depuis plusieurs jours et rien n'avait été là pour l'empêcher de sombrer dans le sommeil. Heureusement, quand ça lui était tombé dessus, il se trouvait aux combles. Il avait juste pu s'adosser contre un mur dans un coin et mettre sa tête entre ses genoux. Quand il s'était réveillé, rien avait changé. Il posa son regard sur un verre d'eau à côté de lui. Ah oui ! Il s'en souvenait maintenant, il l'avait déposé là juste avant de s'endormir. Noah quant a lui était intact et en pleine forme, aussi étonnant que cela puisse paraître. Aucun fou n'avait été présent pour lui gober les yeux. Ou c'est que quelqu'un l'avait protéger. Si c'était le cas, il lui en était immensément reconnaissant. Ce n'était pas encore le matin ; en fait, c'était le milieu de la nuit. Il y avait toujours tout le monde dans les combles. Tant mieux. 

Noah se releva en prenant le verre d'eau encore assez fraîche et balaya la pièce du regard. Il n'était pas le seul à s'être assoupi, certains semblaient aussi être tombés dans le sommeil. Mais toujours il y avait des gens éveillés, ou à moitié. Certains regardaient un point dans le vide ou reposait leur tête entre leurs mains. Comme cette jeune femme, là-bas, qui avait les yeux humides et un visage déformé... Serait-ce de peur ? Noah, intrigué et désireux d'aider, s'approcha de la jeune femme. Il s'accroupit doucement devant elle et la regarda. Que pouvait-il bien faire ? La rassurer ? Oui, c'était pour cela qu'il était là, en fait. Il passa alors délicatement une main dans ses cheveux en frôlant son front pour déplacer une mèche. Elle releva les yeux et il tenta d'esquisser un sourire, geste qu'il n'avait plus beaucoup fait depuis son arrivée dans cet asile. 

« Tout va bien ? » 

Et après cela, il devait dire quoi ? Lui changer les idées, peut-être. Oui, c'était ça. La pauvre devait vivre un moment de trouble. Noah essaierait de l'aider. Elle ne devait pas être folle. Bon, sinon elle ne serait pas là. 

« Tenez, vous voulez boire un peu ? » dit-il en lui tendant son verre d'eau. « Ne vous inquiétez pas, je suis pas fou ! »

Il avait dit cette dernière phrase en riant un peu. Il ne s'attendait pas à ce qu'elle rie, mais il voulait juste détendre un peu l'atmosphère. Pour une fois qu'il en vaut l'occasion. Le rire lui avait bien manquer ! Mais le sérieux revint vite chez le jeune homme. 

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MessageSujet: Re: Saurais-tu apaiser cette peur ? [Noah & Paloma ] Dim 1 Juil - 10:50

« Saurais-tu apaiser cette peur ? »

Noah L. O'Donnell & Paloma R. Smith

Je me revoyais encore dans le sous-sol humide, sombre, lugubre, sinistre... Il faisait peur à tout le monde ou pratiquement, il y avait des tâches de sang par-ci par-là, oui, il y avait des choses terribles qui se passaient là-bas... Je ré-entendais la voix de cet homme... on ne peux même pas parler d'un homme... C'est plus un monstre qu'autre chose. Quelqu'un qui n'a aucun respect pour les autres, qui n'a ni fois ni lois.

Dans ce monde, où l'on vit il n'y a aucune règles, il n'y a que de la terreur, rien de plus. J'ai appris ça avec le temps, de ce fait, j'ai dû m'adapter, jouer au même jeux que tous ces fous ! Alors à moi la vengance. Enfin... Je me sentais prete mas finalement je ne l'étais pas, je m'étais fais avoir, j'avais des lames de rasoir sur moi, un couteau et tout et je n'avais même pas réussis à me défendre... Je suis vraiment nulle... Oh non, il ne fallait pas que je commence à déprimer maintenant...

Je commençais donc à me chanter une chanson interieurement *Because maybe you're gonna be the one that saves me and after all, you're my Wonderwall !* Il fallait que je trouve celui qui serait capable de me sauver, mais finalement, c'est impossible, personne ne pourra jamais nous sauver de cet asile, c'est comme ça et pas autrement...

Mais un évènement me coupai de mes pensées, des genoux qui craquent devant moi et une main replaçant une de mes mèches. Je pus alors relever la tête pour regarder qui ça pouvait être... « Tout va bien ? » c'est ce que le jeune homme me dit en esquissant un sourire... Je baissai alors les yeux, je pense que mes larmes pouvaient parler pour moi... Il me proposa de boire, je souris légerement « Non merci, je me suis déjà assez noyée dans mes larmes ! » Ca me remettais du baume au coeur que quelqu'un se préoccupe des autres, ça faisait du bien dans ce monde peuplé de fous et de brutes. Il me fit legerement rire avec ce qui allait suivre: « Ne vous inquiétez pas, je suis pas fou ! » Je lui répondis alors avec un léger sourire « Et bien nous sommes deux dans ce cas » Je lui souris alors légèrement : « Je me présente quand même... Je m'appelle Paloma et vous ? »

C'est vrai, ce jeune homme n'avait pas l'air fou, je me présentais tout de même comme ça après, c'est plus facile... Il avait l'air totu à fait gentil et drôle, ça changeait des autres... Ca allait surement me faire du bien tout ça...


Dernière édition par Paloma R. Smith le Mer 18 Juil - 11:52, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Saurais-tu apaiser cette peur ? [Noah & Paloma ] Dim 1 Juil - 16:02

Les gens qui logeaient dans les combles n'étaient pas fous. Pas encore. L'asile les rendrait instable tôt ou tard. Être seul n'était pas forcément une bonne idée pour y échapper, en se refermant sur soi-même. Au contraire, la compagnie aidait sûrement. Compter sur d'autres personnes que soi était rassurant. C'est sans doute ce que les gens recherchaient en venant aux combles. De la compagnie saine. De quoi se persuader et se convaincre qu'on est pas encore fou. Noah faisait partie de ses gens. Il était sûr que s'il restait seul, il deviendrait fou. Mais il ne l'est pas et essaie de rester le plus humain. Il essaie d'accepter ce qu'il se passe autour de lui et de se dire que de toute manière il ne peut rien faire ; il est enfermé dans cet hôpital et n'en ressortira jamais. Pourquoi se lamenter sur son sort et pleurer son ancienne vie ? Ça ne changerait rien. Noah pouvait être content d'une chose, par exemple, c'était d'avoir dormi. Sans se faire massacrer par un fou furieux. Ça faisait énormément du bien, surtout après ne pas avoir dormi pendant plusieurs jours. Peut-être que maintenant il avait l'esprit plus tranquille et il pourrait se reposer plus souvent. Du moins, il l'espérait.

La jeune femme que Noah venait d'aborder ne semblait pas être au top de sa forme, elle. Une expression de peur et de tristesse lui déformait les traits. Des larmes traçaient lentement leurs chemins sur ses joues. Tout ça, et pourtant elle avait souri quand Noah l'avait abordée. Elle refusa de boire, en disant qu'elle s'étaient assez noyée dans ses larmes. Ça devait lui faire du bien de parler comme ça. Le jeune homme était maintenant là pour l'aider, et en plus de cela ça lui était aussi agréable à lui, de parler un peu. Par la suite, la jeune femme l'informa qu'elle n'ont plus n'était pas folle ; un sourire en coin se dessina sur les lèvres de Noah. Elle se présenta : Paloma.

« Enchanté Paloma ! » dit-il avec un sourire. Après une ou deux secondes il se rappela qu'il devait en faire autant : « Oh, moi c'est Noah. » Le sourire charmeur ineffaçable de son visage, il la regarda. « Vous êtes aussi ici pour quelque chose que vous n'avez pas encore fait, pas vrai ? »

Il soupira. À chaque fois qu'il y pensait, ce n'était pas de la tristesse ni du regret qui venait à lui, c'était de la colère. Le gouvernement ne l'avait pas envoyé ici parce qu'il tuerait quelqu'un dans les temps qui auraient suivi – ça, ce n'était que le prétexte – mais parce que le gouverneur avait quelque chose contre lui.

« On m'a dit que je tuerait quelqu'un qui m'est trop chère pour que j'aie la moindre mauvaise pensée pour elle... » dit-il un peu sur le ton de la moquerie. Oui, c'était tellement insensé que ça le faisait un peu rire. On se foutait bien de leur tête. Puis Noah se tut pour écouter ce que Paloma avait à dire la concernant.
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MessageSujet: Re: Saurais-tu apaiser cette peur ? [Noah & Paloma ] Mar 3 Juil - 16:32

« Saurais-tu apaiser cette peur ? »

Noah L. O'Donnell & Paloma R. Smith

Personne ne peut dire qu'il a vraiment eu peur s'il ne vit pas ce que l'on vit, nous, chaque jours. Nous sommes enfermés avec des fous psychopates, qui violent, tuent, frappent tout ce qui bouge. C'était presque impossible qu'on puisse mourir de mort naturelle ici, dans ces lieux ! Le gouvernement voulait écarter le danger, mais finalement, pour moi, ce n'était pas une solution ! Il mettait le danger ailleurs avec des gens qui eux n'ont encore rien fait ! Finalement, tout cela n'était pas logique !

De jour en jour, j'avançais dans ma réfléxion, c'est sûr, dans cet asile on a vraiment le temps de réfléchir ! Au fur et à mesure, je me disais que la prison, ça devait même être mieux que cet asile. Au moins, en prison, on avait une cellule, et de quoi s'occuper, n pouvait lire ou autre, mais ici, impossible, il faut toujours être sur ses gardes ! Oui, j'ai peur, cela faisait des jours que je n'avais pas dormi ! Je ne voulais pas me faire éventrer par un fou furieux ! Dans ces cas là, il y a toujours l'esprit de conservation qui revient au galop ! On a beau dire, nous somme humain, et nous avons tous une petite peur de mourir en nous ! Tout le monde a cette peur, et ça personne ne peut le nier c'est comme ça, c'est naturel. Finalement, dans cet asile, nous ne sommes pas mieux que des animaux, nous agissons grâce à nos instincts, rien de plus, il n'y a aucune réfléxion, aucune communication ou presque.

Mais enfin, je parlais à quelqu'un, cela faisait des mois que je m'étais renfermée sur moi-même et ce depuis la mort de Sara, j'avais tellement mal ! Une citation me venait en tête : *Quelqu'un que l'on s'autorise à aimer est quelqu'un qu'on prend le risque de perdre.* C'était vrai, Sara je l'avais pris sous mon aile, je l'avais aidée, elle était tellement attendrissante ! Elle était comme ma petite soeur, même presque comme ma fille ! Bref, je m'égare, ce jeune homme qui était devant moi n'avait vraiment pas l'air fou ! Ca faisait du bien !

Je m'étais alors présenté, je croyais qu'il n'allait jamais se présenter,et quand il se présenta à son tour, je ne pus m'empêcher de sourire légèrement ! Il affichait un petit sourire charmeur, même dans la noirceur de la pièce, je pouvais voir qu'il était plutôt beau garçon, ce qui me fit d'autant plus sourire ! Il me demanda alors si j'avais été enfermé ici pour quelque chose que je n'avais pas encore fait, mon sourire s'effaça et je ne pus dire qu'un « Oui. »

Je repensais au pourquoi j'étais ici... A ce que j'aurais peut-être fais... Mais je le regardai alors pour écouter ce qu'il allait dire. A chaque fois qu'on me racontait " le pourquoi du comment ", je ne pouvais pas m'empêcher d'être compatissante. C'était finalement à chaque fois horrible... Je supposai donc que c'était à moi de raconter ce "pourquoi du comment"... Je le regardai alors « Apparemment, j'aurais tué tous les élèves de l'amphithéâtre de l'université où j'enseignais... C'est complètement absurde.. » Pour une fois, je gardais mon calme, mais là, franchement, jamais je n'aurais pu faire ça... Je suis assez experte en psychologie pour me contrôler ou en totu cas déceler ces réactions là... Je ne comprend pas... C'est injuste... Nous vivons dans un monde d'injustice.


Dernière édition par Paloma R. Smith le Mer 18 Juil - 11:52, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Saurais-tu apaiser cette peur ? [Noah & Paloma ] Mer 4 Juil - 20:54

Si le gouvernement avait le droit de tuer les fous, il le ferait. Mais ils ne peuvent pas. Malheureusement, ils ont trouvé quelque chose de pire : cet asile psychiatrique. Oui, c'est pire que la mort, là-bas. La peur, la douleur, l'inconfort, la folie... Les fous sont envoyés dans ce bâtiments, certes, mais aussi des innocents. Ceux qu'on a envoyé ici sous prétexte qu'ils commettront des meurtres ou d'horribles choses par la suite. En fait, le gouvernement peut envoyer les personnes qu'il veut, là bas. C'était n'importe quoi. Noah était dans ce cas. Il savait très bien qu'il ne tuerait jamais Mischa. Il ne lèverait même pas la main dessus, ni l'insulterait. Ce qu'il y avait entre eux était indestructible ; jamais rien ne pourrait venir causer du tort à leur relation. Même l'hôpital psychiatrique n'avait pas pu... Mischa venait quand même le voir, s'incrustant en douce dans le personnel de l'asile. Mais là, Noah parlait à quelqu'un d'autre. Sans doute sa première rencontre plutôt positive à « No Man's Land ». De mauvaises rencontres, on en faisait chaque jour, ici. Avec tous ces fous qui rôdaient, on ne pouvait pas se déplacer tranquille. Et malheureusement, on ne pouvait pas rester indéfiniment aux combles ; il fallait bien se nourrir et aller chercher des habits propres. Mais c'était surtout la nuit, que toutes les horreurs se passaient. Il ne fallait pas sortir la nuit.

La jeune femme, Paloma, lui répondit qu'elle avait aussi été internée pour quelque chose qu'elle n'avait pas encore fait. Oui, la plupart des gens ici présent étaient là pour une raison semblable. Elle lui raconta ensuite que le prétexte de sa présence ici était qu'elle tuerait tous ces élèves. « Oh... ». Oui, c'était absurde. Il n'y avait pas de meilleur terme. Mais il ne fallait pas se saper le moral maintenant ! Parlons d'autre chose ! « Tu étais prof ? C'est marrant, moi aussi. J'enseignais la criminologie à New York... » Noah soupira en continuant : « J'ai l'impression que c'était il y a tellement longtemps... Et toi, tu enseignais quoi ? » Ça faisait bizarre de parler de tout ça au passé. Mais en même temps, c'étaient de beaux souvenirs ; on ne pouvait que sourire. Ça faisait du bien, quand même, de se rappeler de bonnes choses. Tant qu'on ne se lamentait pas dessus... En fait, simplement le fait de parler faisait du bien. Oublier un moment ce qui était autour deux ne pouvait que leur être bénéfique. Noah posa le verre d'eau devant la jeune femme avant de s'asseoir correctement et ne plus être accroupi. Il n'allait pas partir, pas tout de suite, à part si la brunette le lui demandait. « Tu as enseigné à New York aussi ? » Finalement, la nuit ne serait pas aussi longue que d'habitude. Noah n'aurait pas à attendre le matin. Le temps semblerait passer plus vite. Le jeune homme reporta son attention sur la jeune femme et attendit sa réponse.
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MessageSujet: Re: Saurais-tu apaiser cette peur ? [Noah & Paloma ] Mer 18 Juil - 12:13

« Saurais-tu apaiser cette peur ? »

Noah L. O'Donnell & Paloma R. Smith

Noah était un inconnu, rien de plus, et cela faisait du bien de parler à un inconnu de temps en temps... Enfin, cela ne m'étais vraiment jamais arriver ici... Je détestais cet endroit, mais pourtant, il fallait que je m'y habitue parce que jamais je ne pourrais en sortir, ça allait être bien trop difficile, et j'allais devoir vivre cacher ! A quoi bon vivre si l'on vit cacher... Mais au moins, peut-être que je serais en sécurité : avec des gens normaux !

Mais tant pis. Ici, j'avais trouvé quelqu'un de normal, quelqu'un à qui parler de cet enfer, et finalement, cela faisait du bien, j'en avais marre de vivre recluse et en solitaire ! On est tout le temps plus fort quand on est plusieurs ! Bref, je lui avais dis pourquoi j'étais là, cela faisait un poids en moins au final ! Je savais maintenant pourquoi il était là, et il savait aussi pourquoi j'étais là. Et il changea alors de sujet après mon annonce. Il enseignait la criminologie à New-York,et il ajouta que cela lui paraissait lointain et me demanda ce que j'enseignais à l'époque. Je souris alors en répondant « Oui, j'étais prof de psychologie... L'enseignante en psychologie se retrouve dans un asile... C'est le comble quand même... »

Je le vis alors s'asseoir correctement, je ne pus que sourire, au moins je n'allais pas passer la nuit toute seule, cela serait au moins, moins long ! Je répondis alors à sa question naturellement « Tout à fait ! J'enseignais à Columbia ! Et toi, tu enseignais où à New York ? » Peut-être qu'il avait enseigné là-bas, ça nous aurait fait un point commun, ou peut-être même un sujet de discussion ! Moi j'en avais des tas ! Comme le fait qu'on m'ai proposé de travailler ici mais qu'au final j'ai refusé en prétendant qu'il fallait mieux que je forme des futurs psychologues pour cet asile... Peut-être était-ce la vraie raison de mon enfermement... Je méditais tout en attendant la réponse de Noah.

Tout cela était triste, cela était injuste, mais cela insiste encore plus sur le fait que le monde est remplis d'injustice, qu'il ne faut faire confiance à personne ! Même pas aux membres de sa famille apparemment... Car mon oncle était dans le gouvernement, et il n'a jamais essayé d'empêcher ça ! Ils font des passes droits quand ça les arrangent vraiment ! Et puis il a dû se dire que cela ne "faisait pas bien" d'avoir une "folle" dans sa famille... Au final, je ne fais plus confiance à personne. Jamais.
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